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Un projet de la cie La Tête à l’Envers

A l’initiative de : Melissa Leon Martin
Porteurs de projet : Melissa Leon Martin, Damien De Dobbeleer et Thibaut Nève

Conception et mise en scène : Damien De Dobbeleer
Assistanat à la mise en scène :
Ecriture : Thibaut Nève*
Collaboratrice artistique : Selma Alaoui
Jeu : Melissa Leon Martin/Celine Peret, Didier Colfs, Pierre Nisse
Scénographie/Costumes : Delphine Coërs*** et Anna Terrien (elles signent ensemble leurs créations du nom des Soeurs Mirage)
Lumières : Pier Gallen***
Création vidéo : Fabrice Chan **
Composition musicale : François Sauveur (en collaboration avec Pierre Constant pour le mixage)
Référant pédagogique/philosophique : Gilles Abel
Diffusion : Mtp Memap/Christine Dejean et Thassos/ Ruth Bresseleers
Ingénieur son : Simon Carlier

 

Sujet

Le stress est un facteur grandissant dans nos écoles. Mais qu’est-ce qui fait battre de plus en plus vite le cœur de notre école, à en faire pour près d’un élève sur deux un terrain d’anxiété vers lequel il se rend la boule au ventre ?

La vision archaïque de l’excellence enlise chaque année un peu plus ses enfants de la République dans un bourbier de stress qui fait exploser les statistiques.   Quand on aborde la question du travail scolaire, l’engrenage du stress s’enclenche chez l’écolier, déréglant son fonctionnement, impactant sur sa santé, et menaçant son évolution. Le parent, souvent déboussolé, manque d’aide, de temps et de recul pour comprendre l’origine de ce mal-être, et pouvoir accompagner son enfant.  Or, par effet inverse, l’écolier peine de plus en plus à prendre son envol, tétanisé dans une spirale de stress, projetant les performances du système scolaire dans un rang inquiétant du classement international.

Cette thématique m’a directement paru intéressante à traiter, étant à l’origine de bon nombre de dysfonctionnements. En dé-zoomant, on constate en effet que la réussite, envisagée comme une nécessité et non comme une possibilité, est une chimère qui façonne notre société, où l’échec n’a pas sa place, et où l’humanisme s’amenuise dangereusement.

Souhaitant nous attaquer aux origines de cette déviance, c’est dans une école et sur un terrain de foot que nous plantons notre tente. Ici le foot est traité comme l’allégorie d’un système hiérarchisé, et sans concession. Balle au centre

Synopsis 

Joseph alias Jojo est un garçon lambda, et il a disparu.

L’enquête pour le retrouver nous emmène au cœur de certaines ambivalences humaines. Elle nous entraine sur les voies où l’obsession de réussite peut nous égarer.Plaçant volontairement l’enfant au centre, comme un ballon lors d’un match de foot, notre histoire souhaite d’une part mettre en lumière la responsabilité de certains auteurs présumés de cette disparition, les adultes, et d’autre part nous infiltrer dans la pénombre, avec d’autres individus potentiellement coupables, les enfants.

Un matin ou bien un soir, Jojo disparait. C’est le point de départ d’une investigation qui suivra pas à pas ce que la réussite à tout prix peut laisser comme traces dans la formation d’un enfant. 

Pression, angoisse, phobie, violence, suicide, en sont autant de dérives possibles, et autant de réponses à ce qu’inculquent maladroitement certains parents à leurs enfants, transformant parfois l’éducation en un parcours du combattant.